RÉALISATION CAP WATAIR · MARSEILLE 12e
Du fioul à une pompe à chaleur R290 de 12 kW
À Marseille, dans le 12e arrondissement, CAP WATAIR a remplacé une chaudière fioul par une pompe à chaleur air/eau Panasonic Aquarea T-CAP au R290. Une même installation dessert les radiateurs existants et le nouveau plancher chauffant-rafraîchissant de l’extension, avec deux régimes de température d’eau adaptés.

LE CHANTIER EN BREF
Moderniser le chauffage sans repartir de zéro
12 kW de puissance thermique
Une PAC air/eau Panasonic Aquarea T-CAP au R290 remplace la chaudière fioul pour la production de chauffage.
Deux circuits, deux besoins
Les radiateurs de la maison sont conservés ; l’extension reçoit un plancher chauffant-rafraîchissant, alimenté à une température adaptée.
Un suivi connecté
La connexion Wi-Fi permet le pilotage connecté et l’accès professionnel Aquarea Service Cloud, avec l’autorisation du client.
AVANT L’INSTALLATION · ÉTUDE DU BESOIN
Le choix de la pompe à chaleur commence par l’étude de la maison
Avant de remplacer une chaudière fioul, il faut savoir quelle puissance le logement demande réellement et dans quelles conditions. Pour ce chantier à Marseille 12e, une évaluation thermique a été réalisée en amont. Les pages 5, 6 et 7 du document décrivent le logement, les usages retenus et l’estimation des pertes de chaleur : la sélection d’une machine ne repose donc pas uniquement sur une surface ou sur sa puissance annoncée.
1. Partir des besoins et de la température de confort souhaitée
L’échange avec le client permet de préciser les pièces utilisées, les habitudes d’occupation, les besoins de l’extension et la température intérieure souhaitée. Chauffer à 19 °C ou à une température plus élevée ne représente pas le même besoin lorsque l’extérieur se refroidit.
L’évaluation transmise retient une consigne conventionnelle d’hiver de 19 °C et une hypothèse de confort d’été de 28 °C. Ces valeurs de simulation ne remplacent pas la définition du confort réel attendu : si la consigne demandée diffère, le besoin de chauffage doit être réexaminé. Le rafraîchissement du plancher reste également soumis aux limites d’humidité et de condensation.
2. Relever les caractéristiques du logement et de ses équipements
Le document modélise une surface habitable de 200 m² et prend en compte les murs, les combles, le plancher sur terre-plein, l’isolation et les menuiseries. Le renouvellement d’air et les infiltrations participent aussi aux pertes de chaleur ; les ponts thermiques sont répartis dans les postes concernés.
Le document décrit la chaudière fioul et les émetteurs renseignés dans l’évaluation, dont les radiateurs en fonte et le plancher. Pour préparer le remplacement, il faut vérifier la température d’eau réellement nécessaire aux radiateurs, les débits et l’organisation hydraulique. Dans cette réalisation, deux régimes d’eau permettent d’adapter l’alimentation des radiateurs et celle du plancher de l’extension.
3. Relier la localisation à une température extérieure de base
La localisation, l’altitude et les conditions climatiques du site servent à déterminer une température extérieure de référence pour le calcul. Cette température de base n’est ni la température moyenne de l’hiver ni la température minimale à laquelle la PAC peut simplement fonctionner.
Dans l’évaluation de ce chantier, la température extérieure de base retenue est de −4 °C. Le calcul estime la puissance de chauffage nécessaire pour compenser les pertes à cette température, avec les hypothèses de confort et de bâtiment renseignées.
19 °C à l’intérieur
Consigne conventionnelle utilisée dans le calcul des déperditions présenté.
−4 °C à l’extérieur
Température de base retenue pour cette évaluation à Marseille.
9,5 kW estimés
Déperditions totales calculées avec ces hypothèses. C’est un besoin de puissance thermique, pas une consommation électrique.
4. Identifier d’où proviennent les pertes de chaleur
La répartition estimée aide à comprendre le bâtiment et à repérer les postes à examiner, plutôt qu’à choisir automatiquement une PAC plus grosse :
- Murs : 35,3 % des déperditions estimées.
- Ventilation et renouvellement d’air : 32,7 %.
- Toiture : 12,8 %.
- Sol : 10,0 %.
- Ouvertures : 9,1 %.
Ces parts sont des résultats arrondis de la simulation, pas des mesures prises sur place. Elles soulignent notamment l’importance de l’enveloppe et du renouvellement d’air dans le besoin de chauffage.
5. Choisir une machine capable de répondre aux besoins à la température de base
L’objectif est de couvrir les déperditions à la température de base, avec le régime d’eau nécessaire au logement. Il faut donc comparer le besoin calculé à la puissance réellement disponible de la PAC par temps froid, et pas seulement à sa valeur nominale de catalogue. La température de départ d’eau demandée par les radiateurs doit être prise en compte, ainsi que la stratégie d’appoint lorsqu’un projet en prévoit une.
Sur ce chantier, le choix s’est porté sur une Panasonic Aquarea T-CAP au R290 de 12 kW. Le maintien de puissance par température négative, dans les conditions annoncées par Panasonic, est un atout pour répondre au besoin lorsque le froid augmente. Les 9,5 kW estimés à −4 °C constituent un repère de l’étude. Pour valider un dimensionnement, le point déterminant reste la puissance disponible à −4 °C extérieur et à la température de départ d’eau retenue : la seule comparaison « 12 kW contre 9,5 kW » ne suffit pas.
RÉNOVATION DU CHAUFFAGE
Une PAC pour les radiateurs existants et l’extension
Le projet associait deux travaux : remplacer la chaudière fioul de la maison et créer le chauffage de son extension. La réponse ne consistait donc pas uniquement à changer le générateur. Il fallait aussi faire fonctionner ensemble des émetteurs aux besoins différents.
Les radiateurs existants et un plancher chauffant ne demandent pas nécessairement la même température d’eau. L’installation a été organisée autour de deux circuits et de deux régimes de température : l’un pour le réseau de radiateurs, l’autre, à plus basse température, pour le plancher de l’extension.
Cette organisation permet d’adapter la distribution au besoin de chaque partie de la maison. Elle évite notamment d’envoyer au plancher l’eau à la température requise par les radiateurs. Le réglage des débits, des températures et de la régulation reste essentiel pour obtenir un fonctionnement cohérent.
Vous envisagez une rénovation comparable ? Découvrez notre approche de l’installation de pompe à chaleur air/eau.


CONFORT DE L’EXTENSION
Un plancher chauffant en hiver, rafraîchissant en été
Dans l’extension, CAP WATAIR a réalisé un plancher hydraulique chauffant-rafraîchissant. En chauffage, la diffusion par le sol permet de travailler à basse température et de répartir la chaleur sur une grande surface.
Le mode rafraîchissement apporte un complément de confort pendant les périodes chaudes. Il ne doit pas être confondu avec une climatisation : un plancher rafraîchissant ne déshumidifie pas l’air et son fonctionnement doit rester compatible avec l’humidité ambiante.
La température d’eau et la régulation doivent limiter le risque de condensation. En mode été, le rafraîchissement concerne le plancher compatible, pas les radiateurs existants. Les deux régimes de température en chauffage ne signifient pas non plus que la PAC chauffe une zone tout en refroidissant l’autre.
PANASONIC AQUAREA T-CAP
T-CAP : conserver toute sa puissance de chauffage, même par température négative
C’est l’un des atouts majeurs de cette PAC : la technologie T-CAP permet de conserver la puissance nominale de chauffage même lorsque les températures extérieures deviennent négatives, dans les conditions de fonctionnement prévues par Panasonic. L’intérêt est de ne pas voir la capacité de chauffage diminuer dès que le froid s’installe.
Pour donner un repère concret, la fiche constructeur de la version 12 kW WH-WXG12ME5 annonce 12 kW à +7 °C extérieur et encore 12 kW à −7 °C extérieur, avec un départ d’eau à 35 °C. C’est un exemple documenté de maintien intégral de puissance par température négative. La température d’eau demandée, notamment pour les radiateurs, et les conditions extérieures restent déterminantes : ce maintien n’est pas une promesse de 12 kW à toute température et dans tous les régimes d’eau.
Ces 12 kW correspondent à une puissance thermique, pas à une consommation permanente de 12 kW d’électricité. Une machine puissante ne dispense pas d’une étude des déperditions, des émetteurs et des températures d’eau nécessaires. Le bon dimensionnement et les réglages contribuent autant que le matériel à la qualité du résultat.
Avec une PAC, rechercher la température d’eau la plus modérée compatible avec le confort contribue à un fonctionnement plus efficace. La consommation réelle dépend aussi de l’isolation, de la météo et des usages : aucun pourcentage d’économie n’est promis sans données de comparaison.
Repère constructeur : performances de la version Panasonic Aquarea T-CAP M 12 kW, conditions A+7/W35 et A−7/W35. Il ne s’agit pas d’une mesure de consommation réalisée sur ce chantier.
FLUIDE FRIGORIGÈNE R290
Un fluide naturel à très faible potentiel de réchauffement global
Le R290 est du propane utilisé comme fluide frigorigène dans un circuit conçu à cet effet. Son très faible potentiel de réchauffement global constitue un intérêt par rapport à de nombreux fluides fluorés employés dans les équipements de chauffage et de climatisation.
Associé à une machine adaptée, il permet de proposer une solution pertinente pour la rénovation du chauffage hydraulique et les besoins des radiateurs. Le choix doit toutefois rester celui d’un système complet : PAC, circuits, régulation et émetteurs.
Naturel ne veut pas dire sans précautions : le R290 est un fluide inflammable. L’implantation et les interventions doivent respecter les prescriptions du fabricant. Sur cette réalisation, la photographie montre l’unité extérieure et ses raccordements hydrauliques isolés.

WI-FI ET ACCOMPAGNEMENT
Aquarea Service Cloud : faciliter le suivi et le diagnostic à distance
Cette PAC dispose d’une connexion Wi-Fi. Au-delà du pilotage connecté de l’installation, l’écosystème Panasonic permet un accès professionnel via Aquarea Service Cloud. Avec l’accord du client et selon les droits qu’il accorde, CAP WATAIR peut consulter les informations accessibles et intervenir sur les réglages disponibles.
Comprendre le fonctionnement
Consulter les données disponibles et l’historique des erreurs peut aider à analyser une anomalie ou un problème de confort.
Affiner les réglages
Selon le niveau d’accès autorisé, certains paramètres peuvent être ajustés à distance pour accompagner le fonctionnement de l’installation.
Préparer une intervention
Un premier diagnostic à distance peut aider à cibler les contrôles à réaliser avant le déplacement sur place.
L’accès nécessite une connexion Internet, l’activation du service et l’autorisation du client. Celui-ci garde la maîtrise des droits accordés. Ce dispositif ne remplace pas l’entretien ni toutes les réparations sur place et ne constitue pas une surveillance humaine permanente. Découvrez notre accompagnement en entretien, dépannage et SAV.
QUALIFICATION RGE QUALIPAC
CAP WATAIR, un installateur qualifié pour votre projet de pompe à chaleur
CAP WATAIR est qualifiée RGE QualiPAC, module Chauffage et ECS, qualification délivrée par Qualit’EnR pour les domaines concernés. Dans ce projet de remplacement de chaudière fioul, cette qualification s’inscrit dans notre démarche d’étude, d’installation et de réglage des pompes à chaleur.
Elle ne remplace pas l’analyse de votre logement : la compatibilité des radiateurs, la température d’eau nécessaire et l’intégration du nouveau plancher restent des points déterminants. Vous pouvez consulter la fiche officielle de CAP WATAIR dans l’annuaire Qualit’EnR.
Repères techniques : gamme Panasonic Aquarea T-CAP et Aquarea Service Cloud. Les travaux décrits et les photographies sont ceux de cette réalisation CAP WATAIR à Marseille 12e ; aucune adresse privée du client n’est publiée.
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